" /> La FMF à obtenu le bilan sur la sécurité routière de Emmanuel Macron ce jeudi 04 mai 2017. - Fédération des Motards de France
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Publié le par Le bureau de la FMF national

L'équipe nationale de la FMF a interrogé les candidats à la présidence de la République sur leur volonté de poursuivre la privatisation du contrôle routier enclenchée avec les voitures-radars. Voici la réponse d’Emmanuel Macron, candidat d’En marche.

 

Que pensez-vous du projet du gouvernement de confier à des sociétés privées la conduite des voitures-radar, ces véhicules banalisés qui permettent de détecter les excès de vitesse dans le flot de la circulation ?

 


Je suis a priori ouvert à toute initiative qui permet à la fois d’améliorer la sécurité routière et d’alléger la charge de travail des forces de l’ordre pour leur permettre de concentrer leurs efforts sur ce qui doit être leur priorité absolue : la sécurité publique partout et tout le temps.

Cette initiative me semble donc intéressante et mérite d’être analysée à l’aune des trois conditions que je pose pour la soutenir :


- la pertinence du recours au privé : un tel recours doit être strictement encadré et contrôlé par l’État et ne doit pas entraîner un coût global supérieur à celui qui découlerait de la mise en œuvre par l’État lui-même de ces actions ;
- l’efficacité au regard de l’objectif recherché : l’objectif en la matière doit naturellement être de faire baisser le nombre d’accidents sur nos routes et ne doit pas être de dégager des ressources financières par la recherche d’une augmentation du nombre de procès-verbaux ;
- la qualité du service rendu : le contrôle routier est indispensable mais il ne doit pas s’inscrire dans une logique punitive. Il doit être mené en lien avec les véritables enjeux de sécurité routière, doit concerner de façon équilibrée les différents usagers de la route et les territoires et apporter des garanties aux citoyens dans l’utilisation qui pourrait être faite des données collectées.

 

À ce stade, les précautions me semblent avoir été prises sur ces trois points et je n’entends donc pas remettre en cause l’expérimentation de ce dispositif, qui est actée. Néanmoins, je serai attentif aux modalités précises de son déploiement et demanderai qu’un bilan me soit remis 6 mois après le début de l’expérimentation afin de décider de la suite à donner.

 

Quelle est votre position sur le système du contrôle automatisé des infractions routières et la politique de la Sécurité routière, en général ?


Je sais que le contrôle automatisé est très populaire parmi vos lecteurs ! Comme usager de la route, je ne serais pas honnête si je vous disais que je n’ai jamais pesté contre des dispositifs de contrôle et qu’il ne m’est jamais arrivé de réduire un peu la vitesse à l’approche d’un radar automatique...

Mais si on prend de la hauteur, on voit forcément les choses différemment. On se dit d’abord que, sur la route, la liberté des uns peut faire le danger des autres, et que la France de 2017, avec ses 3 500 tués par an – et c’est déjà beaucoup trop !

–, n’a pas grand-chose à envier à celle de 1972 et ses 18 000 tués. On se dit aussi que le contrôle automatisé n’est sans doute pas pour rien dans cette baisse historique, même s’il n’en est pas la seule raison.

Je pense donc qu’il a sa place dans notre politique de sécurité routière, dans le respect des conditions que j’ai présentées à l’instant. Mais il n’est qu’un des volets d’une approche qui doit être globale : la prévention et la sensibilisation dès le plus jeune âge, l’amélioration des infrastructures, de la signalisation et des équipements, la pédagogie, le contrôle et la sanction.

Les motards sont les premiers touchés par l’insécurité routière : ils représentent 2 % du trafic, mais 43 % des blessés graves et 22 % des tués ! Il y a un véritable effort à faire pour leur sécurité. C’est l’affaire des motards bien sûr, la plupart d’entre eux étant des personnes raisonnables. Mais cela doit aussi être l’affaire des autres usagers de la route dont le comportement expose souvent les motards, et sans même qu’ils s’en rendent compte, à des risques vitaux.

 

Le bureau national de la FMF. 

Emmanuel Macron prédit son programme de la sécurité routière si il est élu Président de la République française -  (source photo : Developpez.com).

Emmanuel Macron prédit son programme de la sécurité routière si il est élu Président de la République française - (source photo : Developpez.com).

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