" /> Les deux-roues motorisés seront nombreux après le 11 mai 2020 - Fédération des Motards de France
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Publié le par Le service communication de la FMF

A l’heure où l’on commence à parler de déconfinement, la FMF et la FEMA soulignent l’intérêt du deux-roues motorisé comme moyen de transport individuel, qui évitera à de nombreux citoyens d’aller s’entasser dans les transports en commun tout en limitant l’emprise sur la voirie.

 

Pour le transport personnel, les deux-roues motorisés seront le choix logique après le coronavirus, explique Dolf Willigers de la FEMA.

 

À en croire les experts, les voyages ne seront plus jamais les mêmes. La première vague du COVID-19 passée, nous devrons vivre avec le risque de la contamination ou d’une nouvelle pandémie pendant longtemps. Déjà des politiciens et des experts médicaux parlent de la « société des 1,5 mètres » : une société dans laquelle nous devons garder nos distances les uns des autres dans l’espace public, y compris les transports publics, les écoles, les restaurants, etc.


Du coup, des groupes d’intérêt tels que les organisations de cyclistes et de piétons, les organisations de sécurité routière et les écologistes, ayant déjà pris de l’avance, préconisent dès à présent un statu quo dans la situation actuelle des transports.


Vision à courte vue, tant il est difficile de garder une distance d’1,5 m sur les trottoirs ou à vélo : il suffit de regarder un groupe de cyclistes arrêté à un feu de circulation dans une ville néerlandaise. Même une souris aurait du mal à se faufiler entre eux !


La situation actuelle signifie également que de nombreux emplois disparaissent, des travailleurs indépendants ont perdu leurs revenus, les gens souffrent d’isolement social et l’économie s’est effondrée. Notre société a besoin de transports de personnes et de marchandises et cela reviendra d’une manière ou d’une autre lorsque les restrictions actuelles seront levées en partie ou totalement.


La question est de savoir comment organiser le transport et le tourisme lorsque nous serons autorisés à voyager à nouveau. Les marchandises, ne serait-ce que la nourriture, devront être transportées et les gens également ! Pour se rendre à leur travail, à l’école, aux magasins, ou se rencontrer... Garder ses distances dans les transports en commun est impossible, surtout aux heures de pointe, tout comme dans les gares ferroviaires, souterraines et routières ou dans les aéroports. L’idée même de transport en commun suppose d’avoir plus de personnes au m². Exactement ce que nous sommes censés ne plus faire. Si la capacité des transports publics chute de façon spectaculaire, la question se posera de savoir si les transports publics seront encore abordables à l’avenir, d’autant qu’ils sont déjà fortement subventionnés dans la plupart des pays.


Pour les courtes distances, la marche et le vélo sont de très bonnes alternatives, agréables et recommandables, même s’il peut être difficile de garder vos distances, mais elles ne sont pas une alternative pour les moyennes et longues distances.


Reste le transport motorisé individuel : voiture et deux-roues motorisé. Il est facile se tenir à distance des autres personnes de 1,5 mètre dans une voiture… tant que vous en êtes le seul occupant. Mais les problèmes en termes d’embouteillages, de stationnement, de pollution de l’air, d’émissions de gaz à effet de serre, déjà présents avant le coronavirus deviendront critiques.

 

D’autant que lorsque davantage de gens choisissent de faire du vélo et de marcher tout en gardant une distance de sécurité, ils ont besoin de plus d’espace. Dans ce scénario, les voitures prennent trop de place, elles sont tout simplement trop grandes. Il en va de même pour le transport de marchandises en zone urbaine. Les camionnettes des livreurs de colis et des fournisseurs de magasins et autres entreprises prennent beaucoup de place, surtout que les aménagements urbains accordent de plus en plus d’espace aux cyclistes et aux piétons. Ainsi, dans de nombreuses villes, à titre temporaire - qui risque de durer- , des parties de la route, qui étaient auparavant attribuées aux voitures, vont être désormais attribuées aux vélos et aux piétons. A Bruxelles, le centre de la ville deviendra, au 1er mai 2020, une zone à 20 km/h avec priorité aux piétons et aux cyclistes.

 

La moto , le choix malin


Il n’y a qu’une seule issue : en regard d’un accroissement des piétons, cyclistes et vélos électriques, les personnes devant parcourir une distance supérieure et pour qui les transports en commun ne sont plus une option devront choisir un deux-roues motorisé. Il peut s’agir d’un cyclomoteur (de préférence électrique) ou d’une moto. Les deux-roues motorisés permettent de garder un espace sûr vis à vis des autres personnes. Les motos peuvent parcourir de longues et de courtes distances, occupent moins de place que les voitures (et utilisent moins de carburant), le mauvais temps n’étant plus un problème avec de bons vêtements. Les motos modernes ont de faibles émissions et nous voyons même de plus en plus de motos et de cyclomoteurs électriques arriver.

 

Dans de nombreux pays, il est même possible de conduire une moto électrique 125cc ou équivalente (-scooter) avec un permis B et une formation complémentaire. Plusieurs tests de la FEMA et d’autres (organisations, journaux) ont montré que les deux-roues motorisés sont de loin le moyen le plus efficace de se déplacer en péri urbain. C’est aussi moins cher que d’utiliser une voiture ou les transports en commun, et moins soumis aux aléas du trafic et des grèves. Dans plusieurs villes européennes, il est possible d’utiliser un cyclomoteur électrique partagé.

 

Quand davantage de gens choisissent le deux-roues motorisé, cela laisse plus de place pour les autres usagers de la route comme les cyclistes et les piétons. Même les automobilistes restants en profitent : l’institut de recherche belge Transport & Mobility a montré en 2011 que si 10% des conducteurs de voitures autour de Bruxelles passaient à la moto, le total des heures de trajet perdues serait réduit de 63%. Pour les marchandises, d’autres solutions doivent être trouvées. En partie par des vélos cargo électrifiés, en partie par des quadricycles et autres véhicules légers.

 

Et le tourisme ?


Les impacts de COVID-19 sur le tourisme n’ont pas encore été mentionnés. Nous sommes habitués à rester assis avec plus 100 personnes dans un avion pendant plusieurs heures, avec à peine de la place pour bouger tout en respirant le même air. Qui voudra encore le faire demain ? Ou frayer son chemin dans une attraction touristique bondée, où les distances sociales seront de 1,5 centimètres ? Pour éviter ça, les moyens de transport individuels et autonomes auront le vent en poupe. Avec, en plus, le sentiment de liberté et d’indépendance que le motocyclisme apporte.

 

Conclusion


En supposant que nous pourrons bientôt voyager à nouveau librement, il y aura probablement, au moins pour un temps, des limites à notre liberté. Pas dans la distance ou la direction, mais dans la façon dont nous voyageons en raison de la nécessité de garder de la distance les uns vis à vis des autres. La capacité des transports publics, des avions et autres sera limitée, et nous devrons passer à des modes plus individuels. Dans le même temps, les conseils municipaux accordent plus d’espace aux piétons et aux cyclistes au lieu des voitures et des véhicules utilitaires. Cela nécessite des véhicules plus petits que les voitures et les camions.
Pour le transport personnel et, en partie, pour le transport de marchandises, les deux-roues motorisés (motos, cyclomoteurs, vélos électriques, speed-bikes, vélos cargo et cetera) seront le choix logique.


Les autorités routières et les municipalités devraient garder l’utilisation des motos possible et faciliter leur utilisation en gardant les routes ouvertes pour eux, créer des places de stationnement dédiées et créer une infrastructure de recharge sûre pour les deux-roues à moteur électrique. L’utilisation de petits transports individuels motorisés - comme le sont les deux-roues motorisés - permet de se déplacer dans les villes tout en maintenant la distanciation sociale et en laissant de la place aux piétons, aux cyclistes et aux utilisateurs d’autres types de micro-mobilité.

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Motocross: vitesse, dévouement, adrénaline. 

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