Fédération des Motards de France

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Publié par Le service communication de la FMF

Etre vu, se mettre hors de danger, identifier la cause

 

 

Réussir à repartir ou devoir appeler dépannage et assistance

Et soudain, c'est le drame ! La moto n'avance plus, votre moteur d'ordinaire si flamboyant se meurt dans un râle lancinant, la seule trajectoire qui s'offre à vous est de dériver vers le bas-côté. Elle vous a trahi !

 

À partir de là, il y a trois choses à faire en priorité : mettre les warnings, enfiler votre gilet fluo (obligatoire sous la selle depuis le 1er janvier 2016) et vous mettre hors de danger par rapport au reste du trafic. Ensuite, essayer d'identifier la cause de la panne, pour savoir si vous allez rester planté là jusqu'à la fin de vos jours, où si une remise en route rapide est possible.

 

Avant tout, éliminons les erreurs de débutants (ne rigolez pas, on en connait tous à qui c'est arrivé) : le bouton rouge du coupe contact actionné par erreur, le passage en réserve d'essence mal compris, le connecteur de bougie qui s'est détaché, le contacteur de sécurité de la béquille latérale coincé... ça peut arriver à tous...

 

Se mettre hors de danger, une urgence absolue

Arrêté au milieu du flux du trafic, vous n'êtes même plus une chicane mobile. Vous êtes devenu une cible (les regards des autres conducteurs sont attirés par vous et on tendance à faire dévier leur propre véhicule) et la première urgence est de vous mettre hors de portée pour éviter toute collision. C'est encore plus le cas sur autoroute où la durée de vie d'un piéton est de moins de 20 minutes; 1 mort sur 4 est en effet un piéton sur autoroute.

 

La destination prioritaire devra donc être le bas côté de la route ou la bande d'arrêt d'urgence pour la moto. Indiquez votre changement de direction par les clignotants ou par un bras levé qui signifie que vous êtes en péril...

 

La situation est plus compliquée si vous vous retrouvez au milieu d'une circulation dense, comme de l'interfile sur le périphérique parisien dans un trafic qui n'est pas complètement saturé.

 

La, c'est tout de suite beaucoup plus chaud. Le warning ne suffit pas puisque la moitié des motos circulent avec des warnings allumés : dans ce cas, il faut signaler le problème en levant un bras, en vérifiant que le véhicule qui vous suit a bien compris la manœuvre. Hélas, dans cette situation, il n'y a que des mauvais choix qui s'offrent à vous : si votre machine n'avance plus, il peut être plus périlleux de tenter de traverser les 3 ou 4 voies pour se mettre sur le côté droit de la chaussée que de rester à gauche, le long du muret.

 

Dans tous les cas, c'est votre intégrité physique qu'il faut sécuriser en premier. Si votre moto est bloquée côté gauche contre le muret, enjambez celui-ci et installez-vous en amont pour faire signe aux autres usagers de ralentir. Si vous êtes sur l'autoroute, une fois le gilet jaune enfilé, il est urgent de se réfugier derrière la rambarde de sécurité pour vous (s'il y en a une).

 

Ensuite, il faudra très vite prévenir votre assistance ou un dépanneur pour dégager les lieux. Il est hors de question de tenter une réparation dans ces conditions.

 

 

Essayer de trouver les causes de la panne

Si vous êtes à l'abri et hors d'un axe de circulation avec une circulation dense, vous allez devoir trancher un nouveau dilemme : serez-vous capable de faire repartir votre machine ou allez-vous devoir attendre une forme d'assistance (je suis assuré et couvert par un dépannage 0 km ? j'appelle un ami ?).

 

Le diagnostic de la panne n'a rien d'une chose aisée. Néanmoins, quelques indices peuvent vous mettre sur la voie d'une solution. Est-ce que le moteur a coupé d'un coup, de manière linéaire ? Est-ce que la moto a connu des ratés avant de s'arrêter ? En fonction de cela, vous devrez orienter vos recherches vers l'alimentation ou l'allumage. Parfois, ce n'est rien ou presque, comme un anti-parasite qui s'est décroché, par exemple.

 

 

Le cas particulier de l'autoroute

En cas de panne et d'immobilisation sur l'autoroute, la loi oblige à faire appel à un dépanneur agrée et cet appel se fait obligatoirement par l'une des bornes SOS qui sont présentes tous les 2 kilomètres.

 

Désormais piéton, vous ne devez pas rester sur la bande d'arrêt d'urgence mais passer immédiatement de l'autre côté du rail de sécurité afin de vous mettre hors d'atteinte de tout véhicule, en laissant, si possible, votre machine sur la bande d'arrêt d'urgence, le plus près possible du rail, avec les warnings ou les clignotants allumés.

 

Le dépanneur applique un forfait de base de 123,56 € et un forfait majoré de 185,34 € la nuit et les week-ends. Ce forfait comprend le déplacement aller / retour, le temps passé sur le lieu d'immobilisation, le remorquage jusqu'à l'aire la plus proche et la réparation sur cette aire dans le maximum d'un forfait de 30 minutes.

 

ce qu'il ne faut pas faire :

  • il ne faut pas essayer de réparer soi-même,
  • il ne faut pas rester devant le rail de sécurité ni sur la moto,
  • il ne faut pas traverser l’autoroute pour rejoindre une aire en face
  • il ne faut pas essayer d’arrêter des véhicules.
  • il ne faut pas s'arrêter sur la voie de circulation

 

Qui appeler ?

En auto il y a désormais souvent un contrat constructeur qui peut vous secourir (penser à avoir son numéro de téléphone dans votre portable avec votre numéro de contrat), mais c'est rarement le cas en moto.

 

Les assurances proposent de plus en plus des contrat d’assistance. On en revient au numéro de téléphone à avoir sur soi AVEC le numéro de contrat, souvent sur la carte verte.

 

Si vous n'avez pas de contrat, vous pouvez soit appeler les renseignements soit la police/gendarmerie via le 17 qui vous communiquera le numéro du dépanneur le plus proche.

Vous indiquez alors le numéro de la route ou autoroute où vous vous trouvez, le sens de circulation, le point kilométrique éventuel et si possible la nature de la panne.

 

 

A propos du gilet de sécurité

Les gilets de sécurité doivent être fluorescents, comporter un marquage CE ainsi qu’une référence à l’une des deux normes applicables (EN 471 ou EN 1150). Attention, cela peut varier d'un pays à l'autre, à vérifier donc avant votre voyage éventuel.

 

 

 

La commission national de la sécurité routière.  

 

 

 

 

 

Les meilleures conseils pour que votre dépannage ce passe dans les meilleures conditions possibles - (photo - B. Landron).

Les meilleures conseils pour que votre dépannage ce passe dans les meilleures conditions possibles - (photo - B. Landron).

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