Les villes de Vincennes et Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) ont décidé de rendre payant le stationnement des deux-roues depuis le 3 avril. Si les mairies y voient la solution aux encombrements, les motards, eux, ont manifesté, estimant fluidifier le trafic. Alors, faut-il faire payer les scooters et les motos ? À vous de juger !

 

 

 

 

1. Pourquoi les automobilistes et pas les deux roues ?


“Les scooters et motos sont de plus en plus nombreux. Il semblait assez normal de les faire contribuer” estime la maire de Vincennes, Charlotte Libert-Albanel (UDI), auprès de l'AFP. Dans sa commune, 800 places payantes ont été aménagées pour les deux-roues. La maire rappelle que le tarif du stationnement des 2 roues ne représente qu’un tiers de celui appliqué aux voitures. Ainsi, les scooters et motos doivent verser 1,50 euros pour deux heures de parking contre 4,40 euros pour les automobilistes. Même logique du côté de Charenton-le-Pont (LR). Le maire, Hervé Gickel, justifie cette mesure car “ les deux-roues occupent l’espace public, au même titre qu’une voiture” rappelle-t-il sur France 2.

 

2. Un stationnement anarchique


Sur son site, la commune de Charenton-le-Pont dit vouloir “des actions concrètes pour maîtriser le stationnement qui empiète sur les espaces réservés aux piétons”. Le maire espère ainsi “davantage de civisme de la part des usagers des deux-roues” habitués à “circuler sur le trottoir, où ils mettent en insécurité les piétons, notamment les enfants et les personnes âgées” témoigne-t-il dans Le Monde. “Vincennes est la deuxième ville la plus dense de France” abonde sa maire Charlotte Libert-Albanel : l’espace public y est rare et, lorsqu’il n’est pas respecté, cela crispe les habitants.” Elle évoque aussi “un ras-le-bol général des incivilités d’une partie des conducteurs de deux-roues”.

 
2. Un stationnement anarchique


Sur son site, la commune de Charenton-le-Pont dit vouloir “des actions concrètes pour maîtriser le stationnement qui empiète sur les espaces réservés aux piétons”. Le maire espère ainsi “davantage de civisme de la part des usagers des deux-roues” habitués à “circuler sur le trottoir, où ils mettent en insécurité les piétons, notamment les enfants et les personnes âgées” témoigne-t-il dans Le Monde. “Vincennes est la deuxième ville la plus dense de France” abonde sa maire Charlotte Libert-Albanel : l’espace public y est rare et, lorsqu’il n’est pas respecté, cela crispe les habitants.” Elle évoque aussi “un ras-le-bol général des incivilités d’une partie des conducteurs de deux-roues”.

 
1. "Une moto équivaut à trois ou quatre voitures"


“Les deux-roues apportent une fluidité au trafic urbain. Théoriquement, leur stationnement est gratuit parce qu’elles sont peu encombrantes”, estime Brandon, le président de la Fédération des Motards de France (FMF) d'Ile-de-France. Contacté par Capital, il s’oppose au choix des communes du Val-de-Marne, expliquant “qu’une moto équivaut à trois ou quatre voitures”. Même son de cloche du côté de la mairie de Bordeaux. Dans Sud Ouest, Jean-Louis David, adjoint en charge de la vie urbaine, insiste sur la position du maire “qui n’est pas pas de faire payer les deux-roues”. Et d’ajouter que “l’on ne peut pas être incohérent quand on demande aux gens d’abandonner la voiture en ville et de privilégier le vélo et les deux-roues”.

 

2. Les deux-roues sont plus écolo


Toujours pour Capital, Brandon Landron, de la FMF, met en avant l’atout écologique des motos et scooters. “Les deux-roues ne sont pas à taxer mais à promouvoir. Les motos consomment beaucoup moins que les voitures et roulent avec des moteurs à essence”. À Grenoble, ville réputée écolo, le stationnement payant pour les deux-roues n’est pas envisagé. Lucille Lheureux, adjointe (EELV) en charge de l’espace public, préfère réagir “au cas par cas”. Dans Le Parisien, l’élue indique “installer des revêtements spéciaux pour matérialiser des emplacements sur les trottoirs et nettoyer facilement les salissures de l’huile ou de l’essence qui s’écoulent”.

 

 

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