Mortalité routière 2017 : motards, cyclistes et automobilistes à l’amende !

 

La mortalité des motards sur les routes est repartie à la hausse en 2017. Les cyclistes et les automobilistes sont aussi pointés du doigt. Mais sur l'année et toutes catégories confondues, le nombre de morts sur les routes est en légère baisse : 3 693 tués (métropole et Outre-mer), soit 45 de moins qu'en 2016 (-1,2 %).

Voilà qui ne va pas arranger les affaires de ceux qui entendent infléchir le cours des choses en matière de sécurité routière. Difficile en effet de lutter contre le passage de 90 à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central quand le nombre de morts sur les routes en 2017 des deux principales catégories d’usagers, les motards-scootéristes et les automobilistes, repart à la hausse.


Année noire pour les motards

 

Les motards et scootéristes ont payé un lourd tribut en 2017. 669 morts, c’est 53 de plus qu’en 2016. Cela correspond à une hausse de 9%. Les automobilistes font mieux avec un peu moins d’1% de hausse mais voient tout de même leur nombre de décès sur les routes passer de 1760 à 1770. En revanche, les cyclistes, comme les motards, accusent une hausse importante de 6 % en passant de 162 à 172 morts en 2017 par rapport à 2016. 

 

Ça va mieux pour les autres usagers

 

De leur côté, les piétons voient leurs statistiques baisser de façon encourageante, si l’on déplore tout de même 488 décès en 2017, ce chiffre est en baisse de 13 % par rapport à 2016 où l’on en dénombrait 559, soit 71 de plus.

 

Ces chiffres dont on ne parle pas

 

Si l’on additionne les statistiques des piétons et des cyclistes, des usagers non motorisés en somme, on arrive à un total de 660 décès. C’est pratiquement équivalent au nombre de décès de motards. Qu’attendent les spécialistes de la sécurité routière pour imposer des équipements de sécurité à ces usagers particulièrement vulnérables ? A quand le casque et les gants obligatoires pour les cyclistes, qui roulent bien souvent à des vitesses équivalentes aux véhicules motorisés dans les centres urbains ? A quand l’obligation du port de vêtements haute visibilité pour les piétons qui traversent des rues parfois mal éclairées la nuit ? 

 

Il y a fort à parier que nombre de drames pourraient être évités si ces usagers quasi invisibles, au comportement imprévisible et dépourvus de toute forme de protections corporelles étaient plus facilement repérables et munis d’équipements destinés à limiter les effets d’une chute ou d’un impact contre un autre usager.

 

 

Toujours aussi stigmatisée les motards et les autres usagers de la route dans le collimateur de l'état
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :