La Fédération des Motards de France a mobilisé les deux roues pour dénoncer le choix de Vincennes de leur faire payer le stationnement. En attendant peut-être d’autres villes d’Ile-de-France.

 


C’est dans un joyeux capharnaüm, de vrombissements et coups de klaxons, que plus de 2 000 motards ont défilé dans les rues de Vincennes (Val-de-Marne). Une démonstration de force organisée ce samedi par la Fédération des Motards de France (FMF) contre la décision de la cité royale de faire payer le stationnement des deux-roues.

 

Début avril, Vincennes, à qui la ville voisine de Charenton a emboîté le pas, mettra en place une redevance payante pour le stationnement des deux-roues immatriculés. Une première en France permise par la réforme du stationnement au 1er janvier. Ainsi, la ville, qui recense 780 places, a prévu une redevance de 1,50 euros les deux heures.

 

 

« Historiquement, c’est gratuit ! »


Et si après Vincennes et sa voisine, d’autres communes avaient la même idée ? C’est pour l’empêcher que la FMF appelle à la mobilisation de tous… Même des automobilistes. Perché sur le toit d’un camion, un responsable de l’association harangue les passants au spectacle sur les trottoirs devant les cylindrées tonitruantes :


« Les deux-roues sont une plus-value pour la fluidité du trafic urbain, c’est un mode de transport à promouvoir et non à taxer ! Nous appelons à la mobilisation des automobilistes qui eux non plus ne devraient pas payer pour occuper l’espace public ! »

 

Harley imposantes, moto-cross, quad provocants ou Vespa rétros, dans le cortège chacun son style mais tous les mêmes revendications : « Peu importe le prix du parking, historiquement, c’est gratuit ! Il faut marquer le coup pour refermer la brèche et éviter que ça se généralise ! », lance Jordan Le Gallant, président de la FMF-PPC. L’accent traînant d’un Eddy Mitchell sorti des haut-parleurs de sa moto, Jean-Luc dénonce lui « l’atteinte à l’esprit de liberté intrinsèque aux deux-roues ».

 

Le dialogue n’est pas rompu selon la mairie


Reçue par l’adjoint au maire de permanence après deux heures de blocus, une délégation a réitéré ses demandes : l’abandon pur et simple du stationnement payant, l’aménagement de places adaptées sans cerceaux d’attache, qui empêchent les gros modèles de s’y garer.

 

« Le dialogue n’est pas rompu, a fait savoir le cabinet du maire, nous avons pris note des aménagements demandés et ils seront reçus par la maire, Charlotte Libert-Albanel (UDI) dès que possible ».

 

L’association prévient : « si nous ne sommes pas entendus, nous bloquerons la ville toutes les semaines ! ».

 

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