Dakar 2021 : Portrait des pilotes motos Français  - Frédéric Barlerin (KTM)

« LE DAKAR, C’EST DEVENU UNE DROGUE »

 

Deux Dakar, deux continents et une foultitude d’émotions. En l’espace de deux participations, l’une au Pérou et l’autre en Arabie Saoudite, Frédéric Barlerin semble avoir connu tout le spectre des aventures que le rallye raid peut offrir. En 2019, lors de l’ultime Dakar disputé en Amérique latine, il doit abandonner lors de la 4e étape à cause d’une panne mécanique. La séquence est captée par les équipes de télévision et son émotion du moment a été vécue par des milliers de téléspectateurs. L’instant est cruel, d’autant que Frédéric n’est pas du genre à renoncer. Cette abnégation, il l’a forgée en pratiquant du cyclisme et du cyclo-cross lors de ses jeunes années. 

 

Et puis, il y a eu la moto, l’enduro, les premiers rallyes où il n’avait jamais abandonné. Alors, à son retour du Pérou, pas question de renoncer. Frédéric s’active pour trouver des financements, notamment en se rapprochant d’entrepreneurs français installés en Arabie Saoudite. Il réunit les fonds nécessaires et se présente à nouveau sur la ligne de départ. Cette fois-ci, il va au bout de son aventure. Et rapidement, l’idée d’une 3e participation fait son chemin. Ses prises de contact en Arabie Saoudite lui permettent de se rapprocher d’une agence de voyage locale, Gozahid, qui lui propose de le soutenir dans cette nouvelle aventure. Frédéric s’élancera à nouveau en Original by Motul, qu’il aime bien définir comme « la plus grosse ‘team’ du rallye » et là où il va retrouver, à nouveau, ces pilotes qu’il décrit comme ses « frères d’armes ».

 

« Il s’agit de ma 3e participation. Le Dakar est devenu une drogue : chaque année, on a envie de vivre cette aventure jusqu’au bout, de goûter à l’intensité de la course et à la solidarité entre les pilotes. Cette année, j’avais envie de montrer à tout le monde, malgré la pandémie, qu’on pouvait aller au bout de ses projets. J’ai envie de donner un peu du soleil aux gens malgré les temps moroses que l’on traverse. J’en parle parfois au bureau : le Dakar montre qu’on peut toujours surmonter une difficulté quand on en a la volonté. Pour faire un Dakar, il faut être un peu sadomaso, il faut aimer se faire mal et aller au bout de soi-même comme dans n’importe quel sport. »

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