L’affaire semblait entendue. Depuis deux décennies, la catégorie MotoGP, discipline reine de la moto de vitesse, était devenue une chasse gardée. Italienne, d’abord. Espagnole ensuite. Mais cette domination a pris fin. Et c’est un Français de 22 ans qui l’a renversée.

 

 

Dimanche 24 octobre, lors du Grand Prix d’Emilie-Romagne à Misano, en Italie, Fabio Quartararo a décroché la couronne mondiale, à deux courses de la fin du championnat. Une première historique : jamais un Français ne s’était imposé dans cette catégorie des motos les plus puissantes (1 000 cm3) engagées en compétition.

 

Il termine à la quatrième place d’une course haletante, remportée par l’Espagnol Marc Marquez, devant un autre Espagnol, Pol Espargaro. Alors qu’il faisait la course en tête depuis le début, son rival italien Francesco Bagnaia, le seul qui pouvait encore l’inquiéter pour le titre, a chuté à cinq tours de l’arrivée sous la pression de Marquez.

 

Pour le Français, qui a connu un week-end difficile, ce résultat est presque inespéré. Peu à l’aise sur piste mouillée, son point faible, il n’avait réalisé que le quinzième temps des qualifications, son plus mauvais résultat cette saison, et a dû partir en fond de grille.

 

Avec 68 points d’avance sur Bagnaia, Fabio Quartararo ne peut plus être rejoint. Après une première partie de saison en fanfare, et cinq victoires en douze Grands Prix, il a su gérer son avance comme un vieux briscard, seul pilote à avoir fini toutes les courses.

 

« Je ne peux pas le croire, c’est dingue. Je vis mon rêve. Je me sens bien. Je vais profiter au maximum ce soir. C’est une très belle saison », a déclaré après la course un Fabio Quartararo ému dans les bras de son père Etienne à l’arrivée. « C’est le jour de Fabio, je tiens à le féliciter. Il a fait une saison incroyable, il mérite le titre. J’essaierai de lui poser quelques problèmes la saison prochaine », a ajouté Marc Marquez, le sextuple champion du monde en MotoGP.

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